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Arnaques sur Internet

Internet, une fenêtre ouverte sur le  monde !  Des milliers d’informations sont désormais à notre portée, les opportunités que nous offre le numérique sont infinies… Mais, il y a aussi l’envers de la médaille, la porte ouverte sur… les arnaques. Et là aussi, les fraudeurs et escrocs de tout poil sont extrêmement créatifs…

En naviguant sur le web

Tranquillement installé au fond de votre canapé, vous pourriez très bien être en train de subir une arnaque !

Imaginez-vous en train de naviguer sur un site web. Soudain, un message apparaît pour vous signaler un virus. Mais grâce au numéro de téléphone qui apparaît, tous vos problèmes seront vite réglés… C’est en réalité, le début du cauchemar ! Vous appelez donc ce fameux support technique soi-disant agréé par Microsoft. Des personnes, en apparence très aimables, vous proposent alors de prendre la main sur votre PC pour le « nettoyer » des virus et vous installer un anti-virus pour une durée de 10 ans. Et ce pour la modique somme de 398 euros ! Pour le règlement, vous leur transmettez les coordonnées de votre carte bancaire. Votre CB ne passe pas, pas de chance ! Ils vous demandent alors d’avoir les coordonnées d’un second moyen de paiement…

Outre les sommes extorquées, ils ont eu accès à votre PC, vos mots de passe, vos documents et photos. En plus, c’est vous qui les avez appelés… Il s’agit de l’arnaque au faux support. Avec une technique bien rodée, ils s’attaquent aux utilisateurs d’internet, aux personnes démunies face aux technologies.

En ouvrant votre boîte mail

Appelé en français Hameçonnage ou filoutage, cette technique consiste à récupérer les coordonnées bancaires souvent par voie de mail. Au début, ces arnaques étaient faciles à repérer : via un mail maladroit et « énormissime », un inconnu, vous proposait de faire l’intermédiaire lors d’un gros héritage et de vous en céder une partie. Dans un autre registre, un ami vous demandait de l’aide, bon c’est vrai, par un simple coup de fil, il est possible de vérifier !

Mais quand les impôts doivent vous reverser un trop-perçu ou que votre opérateur, vous fait gagner un téléphone et que seuls les frais de livraisons sont à prendre en charge, on peut être tenté de fournir ses coordonnées bancaires !

Auparavant, truffés de fautes d’orthographe,  avec des adresses mails farfelues, les mails sont désormais chartés et de grande qualité, les adresses émettrices sont devenues ultra-réalistes. Redoublons d’attention car les arnaqueurs se professionnalisent ! Et n’oubliez pas que les (vrais) organismes ont certainement votre IBAN  sur leurs plateformes dédiées sécurisées… dès lors, il est peu probable qu’ils aient besoin de vos coordonnées de Carte Bancaire !

Donc, à titre personnel comme  en milieu professionnel, informer les utilisateurs d’internet et d’autres outils digitaux des risques encourus est un véritable enjeu. Des bonnes pratiques sont à mettre en place, nous serions ravies de vous accompagner !

Pour aller plus loin :

https://www.quechoisir.org/actualite-escroquerie-en-ligne-dejouez-l-arnaque-au-faux-support-technique-n55673/

https://www.quechoisir.org/conseils-arnaque-en-ligne-le-phishing-s-invite-dans-vos-boites-e-mail-n57161/

 

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Caroline ScheidtArnaques sur Internet
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Mon mot de passe et moi : une grande histoire d’amour

Le prénom de votre fils suivi de sa date de naissance, les 6 premières lettres du clavier, ou tout simplement le nom de votre animal de compagnie… ça vous dit quelque chose ? Facile pour un hacker de retrouver toutes ces infos personnelles sur la toile et d’en déduire un certain nombre de combinaisons qui s’avèreront… gagnantes ! Oui mais pour qui ??

Avec la diversification des supports multimédias, les achats en ligne, la consultation de nos comptes bancaires, mails, professionnels, en ligne, nous sommes tous exposés à l’intrusion malveillante sur nos comptes.
Alors comment se protéger ? En ayant un bon mot de passe me direz-vous ! Mais au fait, c’est quoi un bon mot de passe ?

 

Le Clan//Digital vous apporte quelques éléments de réponses.

 

Premièrement : A quoi sert un mot de passe ?

 

À vous protéger, c’est sa mission principale.
C’est parce qu’il sera unique (comme vous 😉) et complexe qu’il vous permettra de vous authentifier sur vos différents comptes.

 

Dans un second temps, il y a tout simplement des erreurs à éviter, comme :

  • Générer un mot de passe trop simple et surtout trop commun. Ex : 12345, 123456789, password…
  • Utiliser un prénom, surtout le votre ou les membres de votre famille
  • Des dates clés (votre anniversaire, celui de vos enfants, votre date de rencontre…)
  • Des noms de personnages connus (sportifs, artistes, fictifs ou non)

 

Troisièmement, quelques conseils :

  • Définissez un mot de passe de plus de 12 caractères combinant lettre minuscule, majuscule, chiffre et caractères spéciaux
  • Renouvelez régulièrement vos mots de passe
  • Créez un mot de passe différent pour chaque accès ou compte
  • Ne consignez pas vos mots de passe dans votre mobile, sur une feuille sous l’ordi, etc…
  • Ne communiquez pas votre mot de passe (cela semble si logique et pourtant)
  • N’acceptez pas la mémorisation automatique de vos mots de passe (google, facebook, etc…)

 

Ensuite un peu d’aide pour générer un bon mot de passe, ça vous dit ?

Deux méthodes sont recommandées par l’ANSSI :

  • La méthode phonétique : « J’ai acheté huit cd pour cent euros cet après-midi » deviendra ght8CD%E7am
  • La méthode des premières lettres : la citation « un tien vaut mieux que deux tu l’auras » donnera 1tvmQ2tl’A

De plus, certains sites vous proposent des générateurs de mots de passe complexes.
Préférez les sites sécurisés pour cette manœuvre tels que :

 

Une dernière question subsiste, et elle est de taille !

 

Comment se remémorer tous ces mots de passe, complexes et régulièrement modifiés ?
Cela relève de l’exploit !

 

Nous le reconnaissons, ce n’est pas une mince affaire que de générer un mot de passe pour chaque accès ou compte, et encore moins de s’en souvenir. C’est pourquoi la tentation est grande d’en utiliser un seul pour tous les accès.
Ne vous mettez pas la pression, il existe des outils, certifiés par l’ANSSI et le site cybermalveillance.gouv.fr. Ce sont des coffres-forts numériques.
Le gestionnaire de mots de passe keepass.info vous permet, à la fois, de stocker vos mots de passe, et, de générer des mots de passe complexes.

 

Si malheureusement, vous deviez être victime d’un acte de malveillance, vous trouverez des informations pour vous accompagner dans vos démarches sur les sites suivants :

 

 

Un dernier conseil : pensez à utiliser un filtre de confidentialité sur vos appareils dans les transports en commun (avion, bus, train, etc…) et composez vos mots de passe à l’abri des regards.
On n’est jamais trop prudent !

 

Pour en savoir plus :

https://www.cybermalveillance.gouv.fr/tous-nos-contenus/

https://www.blogdumoderateur.com/choix-mot-de-passe-securise/

https://www.cnil.fr/fr/generer-un-mot-de-passe-solide

MOOC de l’ANSSI : https://secnumacademie.gouv.fr/

 

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Caroline ScheidtMon mot de passe et moi : une grande histoire d’amour
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Poisson d’avril, Fake News, Infox Comment démêler le vrai du faux ?

Combien d’entre nous ont fait de grands yeux à la lecture d’un article ou d’un post en se disant : « non, ce n’est pas possible ! » ? Et combien d’entre nous n’avaient pas vu en tous petits caractères la mention #1eravril ou #poissondavril à l’issue du texte ?

 

Tradition dangereuse ? (Même pas pour rire ?)

Avec la recrudescence des fake news et la difficulté à démêler le vrai du faux, certains médias ont décidé de ne pas céder aux traditionnels « poissons d’avril ». Et ce malgré qu’une fausse information ait plus de 70% de chance d’être diffusée, ils assument leurs choix.

A l’heure actuelle être perçu comme un média sérieux et crédible est un travail de longue haleine qui ne peut être sapé pour la blague d’un jour.

 

Le distinguo d’une vraie ou fausse information

Une fake news a plusieurs façons d’être une « fausse » information d’après Visibrain, elle peut être :

  •  erronée » qui est inexacte, souvent mal comprise et donc mal diffusée
  • « imitée » dont l’idée est clairement de tromper, de duper le lecteur
  • « parodique » qui est délibérément fausse, inventée : l’objectif étant bien de faire rire.

Alors comment s’en sortir ? Pas de doute, il est indispensable de vérifier la source des informations avant de les diffuser à son tour. Entre 31 et 34% des français partagent des informations sans même en vérifier la source.

Différents sites spécialisés vous aident à vérifier la véracité des informations tels que le Decodex (outil de décodeurs du Monde), Checknews (Libération) ou Hoaxbuster (le chasseur de rumeurs), et bien d’autres encore.

De plus, afin de vérifier les informations et éviter la prolifération des rumeurs, certains médias choisissent de consacrer une plateforme dédiée (appelée fact-checking) comme Vrai ou fake pour France Info, Fake Off pour 20 minutes ou encore L’AFP Factuel pour l’Agence France Presse pour ne citer qu’eux.

 

Il suffira d’un clic !

Il faut souligner que la rapidité à laquelle se propage les rumeurs s’est accrue avec les nouveaux modes de diffusion que sont internet et les réseaux sociaux (principalement Facebook et Twitter). Mais également grâce à la diversité des supports utilisés : smartphones, tablettes, ordinateurs portables.
Rien de plus facile, c’est sympa, ça m’a fait rire ou mis en colère, un clic et je partage !

Le saviez-vous ? 59% des français utilisent les réseaux sociaux et 82% d’entre eux estiment que ces mêmes réseaux sociaux sont la principale source de propagation des fakes news.
Malgré cela, 31 à 34% d’entre eux partagent des informations sans même les vérifier.

Terrifiant, non ?

 

https://www.blogdumoderateur.com/francais-fake-news-etude/
https://www.blogdumoderateur.com/50-chiffres-medias-sociaux-2019/

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Et le Digital transforma l’Humain…

Le Digital transforme les entreprises… parce qu’il NOUS transforme ! Nous allons développer de nouvelles compétences, de nouveaux comportements.  Le Numérique transforme l’être humain, et ce n’est qu’un début ! 

 

 

Changement #1 : Le temps s’accélère et notre patience diminue

Sans doute est-ce là le changement le plus manifeste, le Web instaure un monde de l’immédiateté. Entre le courrier et le courriel, le temps ne s’écoule plus de la même manière : les quelques jours de délai du premier deviennent une poignée de minutes en ligne. S’inscrire en ligne, payer en ligne, jouer en ligne, l’internaute n’attend plus. L’expression « en temps réel » apparait : d’abord un luxe, une merveille pour illustrer la réactivité d’un service, elle devient aujourd’hui la norme en deçà de laquelle mieux vaut ne pas s’aventurer. En bref, nous ne voulons plus attendre, le temps ne suspend plus son vol ! On dit d’ailleurs qu’en matière de Digital, il faut compter comme pour une vie de chien : 1 an = 7 ans, en termes d’évolutions et de bouleversements !

Changement #2 : la difficulté n’est plus de trouver l’information, mais de la structurer

Avant le digital, la recherche d’une information ne pouvait guère passer que par des sources écrites. La consultation de l’Encyclopaedia Universalis jouait le rôle aujourd’hui dévolu à nos moteurs de recherche favoris… Il suffit aujourd’hui d’entrer une requête  pour avoir l’embarras du choix parmi tous les résultats qui se présentent sur notre écran. Dès lors, la véritable difficulté n’est plus dans la collecte de l’information mais dans son traitement, et dans notre habilité à la structurer, la hiérarchiser, la synthétiser.

Changement #3 : ce n’est pas grave… on dédramatise

De l’imprimé au contenu Web, la différence est grande : l’un est quasi-définitif et l’autre peut être modifié en un clic. Bien sûr, les documents imprimés existent toujours. Sur un fichier électronique, tout est réversible. Comparons la plaquette institutionnelle de votre entreprise imprimée en 10000 exemplaires  avec votre rubrique « About » ou « qui sommes-nous » ? L’évidence s’impose : en ligne, il  est si facile de changer d’avis, de corriger un chiffre… Cette réversibilité que nous offre le numérique autorise la légèreté, plus rien n’est « gravé dans le marbre »… on peut essayer, essayer encore… le résultat n’est pas ce que nous attendions : ce n’est qu’une piste à éliminer, en aucun cas un drame !

Changement #4 : la logique gagne du terrain

Alors que notre monde est de plus en plus régi par des algorithmes, la logique est notre seule issue. Oubli, erreur, changement d’habitude, aucun logiciel ne le pardonne. Et bien sûr, il est révolu le temps où l’on s’entendait dire : « c’est l’ordinateur qui s’est trompé ! ». Conséquence : si nous voulons que nos démarches en ligne aboutissent , il nous faut acquérir de la rigueur. Gageons que ceux qui sont « tombés dedans lorsqu’ils étaient petits » ont davantage développé cette compétence…. et que les autres doivent s’adapter !

Changement #5 : le monde est un village

Vous êtes passionné par un sujet ? Il est facile, et surtout depuis l’émergence des réseaux sociaux, d’identifier un référent en la matière, d’accéder à son site Internet ou à ses écrits, de connaître le lieu et la date de sa prochaine conférence. Vous ne le connaissez pas ? Aucun problème, vous pouvez entrer en relation avec lui, qu’il soit localisé dans votre ville ou à l’autre bout du monde, par le simple biais de cet intérêt commun pour son domaine d’expertise. Il devient alors facile de tisser des liens, et même si le virtuel a ses codes, le formalisme se réduit à sa plus simple expression.

Changement #6 : notre attention est fugace

Force est de reconnaître que nous sommes soumis à de très nombreuses distractions, sous forme de notifications d’arrivée d’emails, de réactions sur nos réseaux sociaux, etc. Car il est loin le temps où seule la sonnerie du téléphone (que nous trouvions souvent bien intrusive) pouvait nous perturber. Il devient difficile de se ménager des périodes de concentration sur un seul sujet, et de fuir le « multitasking ».

Oui, le Digital nous transforme, nous façonne. Il fait que certaines qualités hier très convoitées en entreprise n’auront plus de sens demain … et que de nouvelles compétences seront à l’honneur ! C’est aussi cela, la Transformation Digitale !

Bien sûr nous sommes intarissables sur le sujet. Alors, parlons-en ensemble !

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Catherine PhilibertEt le Digital transforma l’Humain…
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Le numérique est pleine croissance, l’exclusion numérique également

Alors que nous venons de fêter les 30 ans du web, la fracture numérique ne fait que s’accroître. Entre les personnes en situation d’exclusion numérique et les entreprises qui n’arrivent à pourvoir les postes d’informaticiens, la situation est très sérieuse. 

Les 30 ans du web

Fin des années 90, nous lancions des Espaces Culture Multimedia. Portés par le ministère de la culture, ils avaient pour objectifs de préparer les citoyens à la société de l’information. Pour faire simple,  ces espaces proposaient des initiations aux outils, à la bureautique et aux recherches sur le web. Les ECM avaient connu leur envol grâce aux emplois-jeunes. On parlait alors de Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication (NTIC) remplacées depuis par le terme « numérique ».

Depuis, la société dite de l’information n’a fait que s’accélérer, au fil des années, avec l’avènement des smartphones, la démocratisation d’internet et la numérisation de la société. Et pourtant, la fracture numérique n’a fait que grandir. 13 millions de Français sont actuellement en difficultés avec les usages du numérique. Face à ce constat, plusieurs actions sont menées sur la plan national. En région, différentes actions sont également portées par les acteurs de l’écosystème : collectivités territoriales et associations.

Le numérique est désormais incontournable pour trouver sa place dans la société. Les démarches administratives : préfecture, impôts, pôle emploi se font désormais sur le net. Surfer sur internet, acheter sur un site de e-commerce, ou même remplir un formulaire en ligne, … s’avèrent être un véritable parcours du combattant pour certains. Pour illustrer la situation de nouveaux mots (ou maux) voient le jour : illectronisme !

En effet, les statistiques sont effrayantes : 40% des français ne se disent pas complètement autonomes dans leurs usages numériques. 7% sont totalement exclus du numérique. Le constat est également générationnel, les seniors en souffrent.

Des actions d’inclusion

Les déclarations fiscales, les déclarations de situation, l’immatriculation de sa voiture, le paiement de son PV, le renouvellement de ses papiers : toutes ces démarches se font désormais en ligne. Face à cette e-administration, nombre de personnes se retrouvent totalement démunies, en marge de cette société du numérique. Pour les aider, des structures d’accompagnement voient le jour.

Cette semaine a eu lieu à Strasbourg, l’inauguration de Emmaus Connect avec la visite du Mounir Mahjoubi, Secrétaire d’Etat en charge du numérique. Cet événement est l’occasion de prendre conscience de cette fracture numérique. Cette fois, ce sont nos jeunes en service civique qui donneront la main pour accompagner les personnes en difficultés. Ces aides sont des actions dites d’inclusion.

Mais pour éviter ces exclusions, l’école a-t-elle su s’adapter ? Les formations répondent-elles aux besoins ? Dès leur plus jeune âge, nos enfants sont-ils sensibilisés à ces usages numériques ? Nos enseignants sont-ils eux même en capacité d’assurer des sensibilisations ? Ont-ils seulement les ressources matérielles nécessaires ? Le Ministère de l’Education Nationale vient d’annoncer la création du CAPES numérique et sciences informatiques en 2020, cela veut-il dire que le numérique sera considéré comme une matière à part entière ?

Force est de constater qu’en 2020 de nombreuses questions se posent encore alors que les réponses semblent toujours être les mêmes.

 

https://emmaus-connect.org/strasbourg/

https://emmaus-connect.org/

http://bbf.enssib.fr/consulter/bbf-2002-01-0074-008

https://territoires.societenumerique.gouv.fr/

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Caroline ScheidtLe numérique est pleine croissance, l’exclusion numérique également